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Culture locale et patrimoine de la ville d'Arcachon

La richesse architecturale d'Arcachon se dévoile à travers ses quartiers emblématiques. De la Ville d'Hiver à ses villas pittoresques, du charme de la Ville d'Été à la splendeur des églises et du Casino Mauresque, plongez dans l'histoire balnéaire de cette cité. Explorez la Ville d'Automne, avec ses ports de pêche et de plaisance, et laissez-vous séduire par la quiétude printanière des quartiers Pereire et des Abatilles. Découvrez le Moulleau, son église Notre-Dame des Passes, et laissez-vous emporter vers l'Ile aux Oiseaux, un sanctuaire naturel unique avec ses cabanes tchanquées légendaires. Un voyage fascinant entre patrimoine, nature préservée et art de vivre balnéaire.

La ville est découpée en quartiers : ville d'Hiver, ville d'Eté, ville de Printemps, ville d'Automne Abatilles- Péreire et le Moulleau.

Culture locale Arcachon

LA VILLE D'HIVER

Haut-lieu de villégiature, la Ville d'Hiver d'Arcachon évoque les riches heures mondaines du passé à travers une série d'architectures qui s'inspirent des styles néoclassique, néo-gothique, du chalet suisse, de la maison coloniale ou de l'architecture mauresque. Les différentes villas intègrent typiquement des éléments architecturaux tels que toiture à grand débord selon la tradition du chalet, façade en brique, oriel, belvédère, tourelle, avant-corps, véranda, balcon, en une asymétrie marquant la mode pittoresque apparue au siècle et qui s'est développée au siècle.
La villa arcachonnaise, souvent plongée dans la verdure, emprunte ainsi son style hybride à de multiples époques, de multiples régions de la planète. L'utilisation intensive de bois découpés pour les fermes, les lambrequins et les balcons est favorisée par la mécanisation des fabriques de la région ; certains sont si finement découpés qu'on les compare à des architectures de papier.
La Passerelle Saint-Paul et l'observatoire Sainte-Cécile La passerelle Saint-Paul a été réalisée en 1862 par Paul Régnauld et son collaborateur Gustave Eiffel au-dessus d'un ravin de 15 m de profondeur afin de relier les dunes de Saint-Paul et Sainte-Cécile. L'année suivante la passerelle est complétée par un lieu d'observation de 32 m de hauteur permettant de contempler le bassin d'Arcachon et la forêt des Landes.

Le Casino Mauresque

Le casino Mauresque, édifié en 1863, est aussi une réalisation de l'architecte Paul Régnauld. Il est situé au sommet d'une des dunes de la Ville d'Hiver, offrant une vue imprenable sur la ville d'été et sur le bassin d'Arcachon. Manifestement influencé par l'architecture arabe, on écrivit plus tard qu'il était inspiré de l'Alhambra de Grenade et de la mosquée de Cordoue. L'ouvrage a été détruit lors d'un incendie en 1977. Il demeure aujourd'hui sur une surface de huit hectares le parc réalisé par les architectes-paysagistes Frusiques et Claveries, transformé en arboretum en 1992, et au milieu duquel trône dorénavant une pinasse marquant l'emplacement du bâtiment. Une sculpture de Claude Bouscau a été érigée dans le parc « Aux résistants d'Arcachon morts pour la France ».

L'église anglicane

La présence des Britanniques devint si importante qu'une église anglicane (actuel temple réformé) fut construit. C'est l'évêque de Londres qui vint l'inaugurer en 1878. Le révérend Radcliff y officiera quelques années... Samuel Radcliff a ainsi vécu pendant 47 ans à Arcachon. Son buste est exposé au sein de la chapelle anglicane d'Arcachon. Cette église en 1975, est devenue temple protestant

Place des Palmiers

Cette place, en contrebas de l'église anglicane, dénommée "Oasis des Palmiers" fut créée en 1891-1892 Auparavant, cet endroit réservé aux jardiniers accueillait les serres dont les fleurs étaient destinées au Parc Mauresque. De nombreux palmiers y sont implantés, c'est pourquoi à la base cette place se nommait « place des Palmiers. » Il s'agit de l'actuelle place Alexandre-Flemming. Un kiosque à musique marque la place, lieu de rassemblement privilégié.

La piste de ski (sur aiguilles de pins)

Ouverte en 1938, la piste a servie à l’entraînement au slalom, à la descente et même au saut à ski jusqu’à sa fermeture en 1970. Les souvenirs déjà lointains sont devenus mystiques pour certains : un remonte pente, un tremplin de ciment, une longue dune abrupte… Anciennement longue de 250m et haute de 60m, la piste du Créppins (au niveau du club hippique actuel) offrait de très bonnes conditions de glisse dues à la qualité du revêtement, bien plus glissant que le sable. Chaque année, à partir de 1947, se courrait sur la piste d’Arcachon la dernière compétition officielle de ski figurant sur le calendrier officiel de la fédération française de ski au même titre que Chamonix, Megève…Elle rassemblait des skieurs venant de toute la France et en particulier des Pyrénées. Au programme descente, slalom et saut. Près d’une centaine de concurrents participait. Le niveau était très relevé.

Les villas

Les Villas de la Ville d'Hiver sont un véritable enchantement. Elle se rattachent à l'architecture dite «pittoresque ». Elles sont, avec leur débauche d'éléments architecturaux empruntés à différents styles, le souvenir d'une opération immobilière menée au début des années 1860 par une poignée d'hommes d'affaires menés par les banquiers Emile et Isaac Pereire. La Villa Toledo, La Villa Brémontier, La Villa Trocadéro, La Villa Graigcrostan, La Villa Alexandre Dumas, La Villa Iris entre autres.

LA VILLE D'ETE

Longeant le front de mer entre les jetées d'Eyrac et de la Chapelle, la Ville d'Eté est celle qui est le plus fréquentée. C'est le centre ville d'Arcachon, la partie urbaine où l'on retrouve hôtels, cafés et restaurants, commerces mais également l'hôtel de ville, le marché couvert et certaines administrations.

Le Château Deganne

Devenu depuis 1903, le Casino de la Plage, le château Deganne fut construit en 1853 sur le modèle de celui de Boursault à Epernay. Symbole de la richesse et de la puissance de son promoteur, son emplacement était idéal. Ses tours fines et pointues lui donnent une allure légère. Il est le coeur de la ville d'été et de belles avenues furent tracées autour, longeant le rivage ou convergeant vers lui.

La Jetée Thiers

Dès sa construction en 1903, le jetée Thiers devient le centre des fêtes nautiques d'Arcachon. Rénovée en 1997, la Jetée Thiers est la plus grande de la ville d'Arcachon. Point de départ des navettes en direction du Cap-Ferret ou de l'Ile aux oiseaux, lieu de promenade et de spectacle avec le va et vient incessant de bateaux et pinasses, c'est également le lieu de rendez vous des pêcheurs

La Jetée d'Eyrac

La plus ancienne des jetées d'Arcachon date de 1882. La jetée d' Eyrac était alors à la fois un lieu très fréquenté par les pêcheurs, mais aussi et déjà par les premiers touristes et bordelais qui aimaient y flâner le dimanche. On la reconnait des autres jetées par la petite cabane qu'on y trouve, mais aussi, par un manège traditionnel sur la petite place à proximité. L'alignement des jetées dans l'axe des rues intérieures constitue notamment un trait remarquable du paysage urbain qui prolonge la rue en une « promenade sur la mer » appréciable.

Le Grand Hôtel

Construit en 1866, il offrait aux quelques touristes fortunés le grand luxe des bains de mer. Ravagé par un incendie en 1906, il fut restauré et réinauguré en 1910. Aujourd'hui, cet édifice est divisé en appartements. La chapelle des Marins / La basilique Notre-Dame Le premier oratoire fut construit, au début du XVIe siècle, par le moine franciscain Thomas Illyricus. Il abritait une statue de la Vierge à l’Enfant qu’il avait découverte sur le rivage, alors qu’il priait le ciel d’épargner deux navires pris dans une tempête. La chapelle actuelle, érigée en 1722, est enclavée dans la grande basilique, reconnue comme telle par le pape Pie XII, en 1953.

Les villas

Les villas de la Ville d'Eté n'ont rien à envier à celles de la Ville d'Hiver. De nombreuses villas possèdent des terrasses donnant sur l'eau. L'architecture récente n'a pas érigé de précieux édifices mais le charme réside dans les villas fleuries, les résidences aux tons pastels

LA VILLE D'AUTOMNE

Elle comprend les quartiers de Saint Ferdinand et de l’Aiguillon.

Le Port de Pêche

Jusqu’à la fin de la Première Guerre Mondiale, Arcachon était le second port de pêche français de chalutiers. Ce quartier connut une grande activité économique grâce aux pêcheries et aux chantiers navals qui ont prospéré jusqu’au début des années 50. Au bout du môle, cette monumentale ancre marine en granit « Aux Péris en Mer » a été érigée dans les années 1960 pour rappeler le lourd tribut payé par le pêcheurs du Bassin. Elle est l'oeuvre de Claude Bouscau, enfant du pays. Aujourd’hui, aux côtés de la pêche, se développe l’activité du port de plaisance. Arcachon est classée « station voile » depuis 1986.

Le port de Plaisance

Second port de plaisance de la côte ouest derrière celui de La Rochelle, le port d'Arcachon est aujourd'hui un grand complexe de plaisance. Il peut accueillir 2600 bateaux de toutes tailles et offre des infrastructures complètes sur une superficie de 21 ha.

L'Eglise Saint-Ferdinand

Grâce à la statue du Sacré-Coeur qui se dresse à son sommet, bras ouverts face au bassin d’Arcachon, l’église Saint-Ferdinand est aisément identifiable. L’église Saint-Ferdinand est à l’origine une chapelle, qui connaît une courte existence. Construite en janvier 1855 sur un terrain offert par Monsieur Célerier, elle est bénie le 15 juillet sous le vocable de Saint-Ferdinand, patron du cardinal Donnet - archevêque de Bordeaux. La chapelle bâtie trop vite se lézarde et elle est détruite en 1898.

La pointe de l’Aiguillon

Cet ancien quartier de pêcheurs se caractérise par ses petites maisons aux toits de tuiles rouges, dotées de petites vérandas. Il est aujourd’hui converti en quartier ostréicole.

LA VILLE DE PRINTEMPS

Elle correspond aux quartiers Pereire et des Abatilles.

Le Parc Pereire

La famille Pereire y possédait un parc de 41 hectares dont il ne subsiste plus que les écuries situées avenue du Parc Pereire. Le parc a été loti en 1957 mais c’est en 1977 qu’il a été aménagé et planté de plusieurs milliers de pins pour stabiliser le cordon dunaire littoral. le Parc Pereire, propice aux promenades et à la détente. La pinède s’étend jusqu’au bord du Bassin d’Arcachon pour former la plage Pereire. Une étendue de sable fin bordée d’une longue promenade piétonne et d’un jardin maritime verdoyant, idéale pour les amateurs de bains d’ombre et les fervents des bains de soleil.

La source Sainte Anne des Abatilles

Découverte en 1923 par l'ingénieur Luis Lemarié, cette source est aujourd’hui la seule source d’eau minérale de la
Gironde, elle est toujours exploitée et exportée.

Le Moulleau, un quartier à part entière

A l’extrême ouest de la cité s’élève le quartier du Moulleau, particulièrement apprécié des artistes, pour son cadre naturel et authentique. Dès le début du 20ème siècle, le Moulleau charmait les touristes de la bonne société venus en villégiature profiter du grand air ou s’adonner au plaisir des chasses à coure. Ce quartier est né sous l’impulsion de deux Bordelais, Messieurs Gangeneuve et Papin.

Notre-Dame des Passes

Située sur les hauteurs du Moulleau, elle fut fondée en 1864. De style byzantin et toscan, elle abrite une des rares statues de la Vierge de l’Avent (Vierge en état de grossesse) en France. L’église est également remarquable pour la qualité de ses fresques. Les abords de Notre Dame des Passes sont agrémentés d’un square en 1933. Une vierge sculptée y est installée en 1958. Aujourd’hui, le Moulleau mêle boutiques et cafés. Sa promenade piétonne, avec son canon en bronze,
provenant de la batterie mise en place par Napoléon 1er à l’époque du Blocus continental ainsi que sa jetée, en font un lieu de rendez-vous incontournable.

l'Ile aux Oiseaux et les cabanes tchanquées

C'est un site naturel classé, depuis un décret du 21 août 2008. Un milieu naturel au ras de l’eau, un caractère sauvage, une identité culturelle et paysagère très marquée par ses célèbres cabanes « tchanquées », ainsi apparaît l’Île aux Oiseaux, cette île au milieu du Bassin d’Arcachon qui occupe une place si particulière dans l’imaginaire des visiteurs et dans le coeur des habitants du Bassin. Son accès est difficile, lié aux marées, et aux nombreux parc à huitres qui l'entourent. Mieux vaut l’observer depuis un bateau en la contournant ou la découvrir depuis la cabane tchanquée aux volets blancs lors des jours de visite.

Ce territoire insulaire oscille entre 1700 hectares à marée basse et seulement 100 lors des pleines mers. Il est composé de marais maritimes, la slikke (vasière inondée deux fois par jour) et le schorre (pré salé recouvert uniquement lors de pleines mers à fort coefficient). Par leur diversité végétale et faunistique, ils sont biologiquement très riches. Sur la partie non soumise au mouvement des marais, reste une pinède fragilisée par les tempêtes. L’île est parcourue par les esteys. Ces petits cours d’eau structurent la zone de transition terre-eau. L'emblème fort de l'Ile aux Oiseaux, ce sont ces cabanes « tchanquées », maisons sur pilotis qui tirent leur nom des « chancas », nom gascon des échasses utilisées jadis par les bergers dans les Landes marécageuses. Des petits ponts et des quais, face aux cabanes, complètent le paysage.

Les événements sur Arcachon

Théâtre : Cie Hecho en casa

Haroun

Théâtre : "La veuve rusée"

Humour : Tanguy Pastureau

Julien Clerc

Théâtre du corps Pietragalla-Derouault