Accéder au contenu principal

Culture locale et patrimoine de la ville d'Arès

Arès, ville riche de vestiges historiques et de traditions locales, voit son identité profondément mêlée à ses éléments culturels et patrimoniaux. De la préhistoire à l'époque moderne, Arès a été une toile sur laquelle les différentes époques ont laissé leur empreinte.

L'Aérium
Destiné à accueillir les enfants de santé fragile et de condition modeste, ce bâtiment est construit en 1913, sous l'impulsion de Madame Wallerstein. Ce lieu d'accueil, situé au bord de la plage, s'ouvre également sur le bassin par une galerie ensoleillée, composée de chaises longues.
Ce sont les architectes Charles Duval et Emmanuel Gonse qui ont construits ces bâtiments. La salle à manger est décorée de magnifiques fresques du peintre Henri Marret.
C'est en 1971, que l'Aérium ferme ses portes, après avoir accueilli 3000 enfants.


Les Canons
Pendant la Révolution et sous l’Empire, les autorités redoutent un débarquement anglais. Arès est donc dotée de plusieurs canons. .
En 1992, deux canons restaurés sont placés de chaque côté de l’entrée de la jetée.


Le Château
La date exacte de construction du château actuel est controversée. Diverses demeures appartenant à de grandes familles seigneuriales existent dès le Moyen Âge. La dernière connue brûle en 1704. Un château est alors construit vers 1775 lorsque que Louise-Françoise Lemesle achète la baronnie d’Arès avant de la revendre à François de Belcier en 1784. Ce château ayant partiellement brûlé est reconstruit en 1849 par Léopold Javal, banquier, devenu  propriétaire en 1847. Sa fille, Sophie, mariée à Paul Wallerstein, en hérite en 1893. Elle apporte quelques modifications au château, notamment l’adjonction d’une aile sud et d’un deuxième étage par l’aménagement des combles. Le château est vendu à la Mutuelle Générale de l’Éducation Nationale en 1948.


L'église Saint Vincent de Paul
L’église, construite à partir de 1872, est consacrée en 1878. La première célébration a lieu en 1873. L’édifice succède à une chapelle en bois érigée en 1847 avant la création de la commune qui résulte de la séparation d’Andernos et Arès en 1851. La construction néo-romane répond à toutes les normes traditionnelles des édifices chrétiens de l’apogée du christianisme. L’église possède de très beaux vitraux dus à Raymond Mirande et mis en place en 1978 pour le centenaire. Ils évoquent l’histoire d’Ève à Marie, puis les évènements qui vont de la résurrection de Lazare à la
Pentecôte. Ils figurent enfin, dans le choeur, les anges, la Jérusalem céleste, la Trinité et les quatre Évangélistes.
La réfection extérieure de l’église et du clocher a eu lieu en 2011.


L'Ancienne gare
Construite sur la ligne « Ceinture des Landes » (reliant le Médoc aux Landes), la gare permet aux ports du Nord Bassin de s'ouvrir au tourisme, notamment l'été, avec les trains dits « de plaisir », destinés aux plus défavorisés. Bordeaux n'est plus qu'à deux heures d'Arès.
C'est à ce moment là que naissent l'avenue de la Gare et l'avenue du Port.


La Jetée
C’est la jetée la plus ancienne du bassin : Elle date du XVIII siècle.
Le chenal d’ARÈS ne venant pas au bord du rivage, il faut permettre l’accès de ce dernier aux bateaux des nombreux pêcheurs, puis des ostréiculteurs, soit plus de 500 pinasses à la fin du XIXème siècle, sans compter les chalands chargés de poteaux de mine. La construction de cette « longue bande pierreuse », comme l’appelle Jean Balde dans son roman le Goéland, s’impose. Elle a été un peu élargie et allongée au XVIII siècle


L'Ancienne Mairie
La mairie fut installée en 1961 dans une maison bourgeoise, le « château Dupuy » appelé aussi « Villa les Chênes », avenue de la Libération.
Construite par un architecte parisien, elle était la réplique de sa propre demeure. Aujourd'hui le bâtiment a peu changé.
Le « château Dupuy » deviendra la maison de la culture et du patrimoine. Une collection d'oiseaux y est exposée.
C’est également le siège de l’école de musique. Les deux ailes du bâtiment ne sont pas d'origine.
la pièce principale est devenue la salle des mariages. Dès l’origine, les épis de faîtage du toit sont ornés de dragons surmontés de girouettes. Le parc est composé de nombreux arbres remarquables.


La Tour
Cette tour, construite en 1840 par Louis-David Allègre, l’inventeur du chalutage à vapeur, alors propriétaire du Château d’Arès, était en fait un moulin à vent parmi d’autres. Lorsque le chemin de fer permet l’approvisionnement en farine, ces moulins disparaissent. En 1882, celui-ci est désaffecté et transformé en pseudo tour de défense par Émile Borduron, avec l’accord de la châtelaine, veuve de Léopold Javal qui avait acquis le château en 1847. La tour, restaurée en 1975 par la municipalité, abrite actuellement un transformateur.

La création d’une ligne de chemin de fer à voie unique entre Facture et Arès, bientôt prolongé jusqu’à Lesparre, autorisée par décret impérial de 1857, nécessite la création d’une gare. Celle-ci est inaugurée en 1884. Avec cinq voies, elle a pendant près de 80 ans, une activité importante aussi bien dans le domaine voyageurs que dans celui des marchandises. Des trajets Paris-Arès, le vendredi soir avec retour le dimanche soir, sont même proposés par la
compagnie P.O.Midi, ancêtre de la S.N.C.F. Mais le réseau de la Compagnie des Chemins de Fer Économiques de la Gironde est déclassée en 1979, et la gare d’Arès est désaffectée.
Ce bâtiment accueille maintenant les activités de plusieurs associations arésiennes.


Arès nature
Espace naturel sensible de St Brice Situé sur la commune d'Arès et d'Andernos, cet espace sensible constitue l'une des dernières grandes coupures vertes sur le littoral du Bassin d'Arcachon. Ce site est composé d'étangs d'eau douce, de réservoirs à poissons, d'un ruisseau et
d'un estey. Tous les éléments sont réunis pour de belles balades en famille. 


Port Ostréicole
Véritable lieu de travail, la trentaine de cabanes colorées de jaune, bleu ou vert, abrite le matériel nécessaire à la culture des huîtres. Ce site atypique est composé de 2 darses (équivalent de rues) au milieu desquelles vous trouverez de nombreuses poches d'huîtres vides, en train de sécher. Au début de l'été, les tuiles chaulées participent à la décoration et à l'authenticité du port. Celles-ci sont utilisées pour le captage des coquillages sur les parcs. Les seuls bateaux présents, les « plates » ou « chalands », sont utilisés à la marée par les ostréiculteurs. Revenus chargés de poches
d'huîtres, les coquillages sont ensuite affinés dans les « claires » (remplies d'eau douce).
Afin de partager leur métier, des ostréiculteurs proposent des sorties à la marée, des dégustations, de la vente directe ou de la restauration de produits de la mer.


Statue « La Femme Océane »
Elément incontournable du port ostréicole, cette statue en bois de Niangon a été réalisée par le sculpteur Dominique Pios et installée en 1997. D'une hauteur de 4m30, il a fallu 600h de travail. Symbolisant l'eau, la Femme Océane est reconnaissable par ses formes arrondies.


Réserve Naturelle des Prés Salés
Classé Réserve Naturelle, vivant au rythme des marées, le site est partagé entre la commune d'Arès et de Lège-Cap Ferret. Plus grande zone de Prés Salés d'Aquitaine (200ha), elle bénéficie d'une valeur exceptionnelle, grâce à sa continuité de milieux naturels de la mer à la forêt.
A chaque saison, la réserve offre aux visiteurs un visage différent. De nombreuses espèces végétales et animales (milans noirs, hérons, aigrettes, martin pêcheur, cistude d'Europe, Chauve-souris) prennent possession de la réserve, tout au long de l'année. Un sentier pedestre balisé de 6 kilomètres permet de traverser la réserve jusqu'à Jane de Boy (uniquement à marée basse).

Les événements sur Arès