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Photos à la rencontre de Laurent Castaings

Le magazine que faire bassin d’Arcachon est parti à la rencontre de Laurent, vous pourrez probablement le croiser dans des réunions de professionnels ou dans sa boutique d’informatique. Mais aujourd’hui nous échangeons sur sa passion, la photographie.

que faire bassind'arcachon magazine : Bonjour Laurent, en quelques mots, pouvez-vous vous présenter ?

Laurent Castaings : Je suis né à Arcachon dans les années disco. J’ai étudié jusqu’au collège sur le bassin et je suis parti à Pessac pour effectuer un BEP électronique et un bac pro informatique. Je suis d’une époque où le service national était de rigueur, avec d’ailleurs de bons souvenirs. Après quelques mois en tant que salarié, j’ai décidé de créer ma société dans l’informatique avec mon associé, en 2000.

que faire magazine : Si nous nous voyons aujourd’hui, c’est pour aborder la photographie, qui est une de vos passions. Qu’est-ce qui vous a amené à la photo ?

LC : J’ai plus ou moins grandi avec des appareils photo autour de moi et, comme beaucoup, j’avais un rêve : avoir mon propre matériel. J’ai commencé réellement à pratiquer en 1990 avec de l’argentique. Après une petite pause, j’ai repris avec le numérique en 2010, et les années suivantes ont été charnières dans ma progression.

Qu’est-ce qui vous attire dans la photographie ?

LC : En général, j’aime immortaliser un moment important ou une scène atypique, figer le moment présent. Ce que j’apprécie, ce sont les retours des personnes, que ce soit mes sujets ou mes mentors. Quand la personne pour qui je fais un shooting me dit que c’est exactement ce qu’elle attendait, c’est très gratifiant. J’aime explorer tous les domaines de la photo. Je m’ennuie assez vite, donc je passe à autre chose, bien que je puisse y revenir plus tard. J’explore toutes les possibilités, en sachant qu’à chaque fois, il faut remettre en question nos connaissances et nos réglages.

Y a-t-il tout de même un domaine que vous préférez ?

LC : Les paysages m’ont apporté beaucoup de satisfaction. On commence souvent par les paysages, mais j’ai aussi fait de l’événementiel, des sorties de voitures ou de motos. Avant la Covid, j’ai fait une super sortie 4x4, avec des scènes cocasses où l’on ne sait pas si la roue est sortie avec l’essieu. En ce moment, je fais beaucoup de portraits et de studio, ce qui est encore un autre aspect très intéressant de la photo.

Quelle est votre approche de la photo et comment avez-vous développé vos compétences ?

LC : Honnêtement, aujourd’hui, les appareils facilitent pas mal la prise de vue. Le prix du matériel joue énormément sur les performances, même si une parfaite maîtrise des paramétrages apporte un plus. Ma formation de technicien m’aide énormément dans mon côté autodidacte. Je suis un perfectionniste, je cherche le petit détail qui fera que ma photo sera, à l’instant T, celle que je souhaitais faire. Je peux encore me tromper sur mes réglages, mais sur le moment, j’étais convaincu de faire le bon choix. Je fouille, je cherche la moindre information qui me permettra d’évoluer et de grandir pour toujours faire mieux. Pour moi, rien ne vaut l’expérience en club photo. Je suis au PCBA, qui se trouve au Teich. Le regard des autres est très constructif. Au-delà d’un regard critique, on me propose des solutions pour faire différemment. Je pense que faire de la photo, c’est être toujours à la recherche de quelque chose, avec toujours autant d’envie d’apprendre.

Comment se passe un moment en club photo ?

LC : On présente ses photos, on explique ce que l’on a voulu faire, puis chacun donne son avis et ses suggestions d’améliorations. On en ressort les points forts et les points faibles, tout cela dans le but de mettre en valeur la photo.

LC : Avec les moyens de post-traitement modernes, vous devez vous éclater ?

LC : Les logiciels de post-traitement sont de plus en plus performants. Il faut évoluer avec son temps. Il y a des modes, comme les photos en noir et blanc avec une seule couleur ajoutée, ou les photos très colorées. Mon côté technicien me permet de gagner du temps pour savoir ce qui fonctionne. Il paraît qu’en photo, on n’est jamais satisfait de ses propres photos, mais toujours de celles des autres. On cherche la perfection dans le réglage ou dans le post-traitement.

Votre meilleure photo et votre pire souvenir ?

LC : Sans hésiter, mon meilleur souvenir c’est la première fois ou j’ai pu accéder à l’Olympia à Paris. C’étaient mes premières photos de concert, sans luminosité et sans flash, une vraie expérience, et en plus, nous n’avions pas tous les logiciels de post-traitement d’aujourd’hui. Mon pire souvenir, les fêtes de Mont-de-Marsan. Je n’irai pas dans les détails, mais je suis rentré sans satisfaction du travail bien fait, et avec du matériel en moins.

Comment imaginez-vous la photographie de demain ?

LC : Tronquée, c’est le mot qui me vient à l’esprit. Avec l’IA, on est capable de cacher tous les défauts et même de modifier la photo sans que cela se voit. C’est un gain de temps, mais c’est aussi gênant. Les photos trafiquées ont toujours existé, mais aujourd’hui, on peut carrément imaginer la photo parfaite.

Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour les années à venir en photographie ?

LC : La photo est un moment d’évasion et un moment à moi. J’aimerais le partager avec mon fils, donc vous pouvez me souhaiter beaucoup d’évasion... merci.

Facebook et Instagram : Art Pictures LC - L.Castaings

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